Moly Sabata, Jacqueline Lerat, Anne Dangar en 2018

Grace à Pierre David, le Directeur de la Fondation Albert Gleizes et Joêl Riff, le Commissaire de l'exposition " Glaise Rousse" qui se tient a Moly Sabata  (commune de Sablons, Isére) du 15 septembre au 28 octobre 2018 une présentation exceptionnelle a lieu au bord du Rhône dans un lieu mythiqie pour l'histoire de l'art du XXe siécle.

Ici a vécu Anne Dangar, disciple du peintre cubiste Albert Gleizes trés engagé dans la religion catholique. En février1942, a l'occasion d'un "workshop" au centre artisanal de Macon, elle montre à Jacqueline Lerat ce qu'une femme indépendante peut faire avec la céramique dans les domaines de l'Art. Elle explicite ces fils ténus que le peintre, le sculpteur, le céramiste (voir tous les artistes) peuvent tisser. Jacqueline Lerat en fera un de ses axiomes de vie.

Joêl Riff en réunissant les oeuvres d'artistes de différentes générations permet de rêver a un Art au dessus des catégories dans lequel certains voudraient l'enfermer.

Quelques chefs d'oeuvre ponctuent l'exposition Les sculptures d'Etienne-Martin (qui vivait prés de Moly Sabata) et de Jaqueline Lerat montrent ce que le bois, les argiles et le bronze peuvent avoir d'universel.

Les oeuvres des artistes présents (à l'exception peut être de la céramique d'Aaron Angel dont on peut douter de son originalité contemporaine) apportent chacune un sujet de méditation. Le travail de Maxime Fragnon, jeune artiste né en 1993 en résidence à Moly Sabata est particulièrement intéressant par la diversité des univers qu'il parcourt.

Dans ce pays de Roussillon où les argiles sont destinées en général à la faïence deux oeuvres en grès sont très présentes: celle de belles toilettes, déclinaison de l'urinoir de Marcel Duchamp par Daniel Dewar et Gregory Gicquel d'une part et les sculptures de Lucien Petit, élégantes et classiques.

Albert Gleizes qui a initié cette résidence d'artistes est présent sans être écrasant. Les oeuvres d'Anne Dangar en grès ou en faîence et la belle tapisserie tissée par Jacqueline de la Baume Dürrbach rapelle son héritage.

Il faut traverser le Rhône pour aller jusqu'au cimetiére du village de Serriéres. Vers le haut dans le mausolée en marbre blanc dédié à Jules Roche, ministre des colonies et ancien maire du lieu se trouvent les tombes de Lucie Deveyle, tisserande, Anne Dangar, céramiste et Albert Gleizes, peintre. Elles dominent le fleuve qui fait une belle courbe bleue.

Si vous en avez l'occasion, arrétez vous à Lyon au musée des Beaux-Arts où vous retrouveres certains des protagonistes de cette exposition.

 

 

 

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